Auteur/autrice : charlotte_adm

  • Le rapport complexe des femmes avec leur apparence

    Le rapport complexe des femmes avec leur apparence

    Le rapport des femmes à leur apparence est fortement influencé par les normes de beauté, les médias et les interactions sociales. Les complexes qui en ressortent, ont récemment été révélés par un sondage de l’IFOP et des témoignages de nombreuses femmes. 

    Crédit : Feminina.fr

    Miroir, mon beau miroir… Au cours de sa vie, une femme passe 3 276 heures à se préparer, soit 136 jours. D’après une étude de l’IFOP, 84 % des femmes âgées de 15 à 17 ans se sentent complexées par leur corps, un chiffre qui ne diminue pas avec l’âge, car 83 % des femmes de 30 à 39 ans partagent également ce sentiment. Ces chiffres considérables, soulignent le long chemin qu’il reste à parcourir pour que les femmes puissent se libérer des contraintes imposées par les critères de beauté.

     

    Des normes de beauté changeantes

     

    Avec l’émergence de mouvements prônant la diversité des corps, on pensait que les femmes aurait enfin la paix avec leur corps. En 2010, le Body Positive a gagné en ampleur sur les réseaux sociaux. Ce mouvement célèbre l’acceptation de toutes les formes de corps. Il a su aider certaines femmes à s’aimer. C’est ce qu’explique Laetitia, dans une interview avec Cosmopolitan : « Je fais aujourd’hui des choses que je ne m’accordais pas auparavant. ».

    Mais, les réseaux sociaux, bien que présentant des posts qui vantent ce mouvement, ne semblent pas apporter la révolution attendue. L’étude de l’IFOP souligne que l’exposition à la diversité des corps sur Internet n’a pas nécessairement conduit à une amélioration de l’acceptation de soi. 

    En 2020, l’influenceuse Léna Situation avait subi des réflexions suite à la tenue qu’elle avait porté au défilé de Cannes. Une tenue qui dévoilait ses cuisses. Dans son podcast « Canapé Six Places », elle se confie : « Les réflexions qui me pincent, ce sont celles sur mon corps. On me dit que j’ai une petite poitrine. Si j’en avais une grosse, on me dirait que je suis une femme vulgaire. Donc tu ne peux pas mettre de décolleté parce que c’est trop vulgaire, mais quand tu as des petits seins, on te dit que tu ne devrais pas en mettre parce que c’est un peu la honte. ».

    « Finalement, les figures qui ont émergé grâce à ce mouvement censé montrer tout le monde, sont des figures encore une fois dominantes. C’est-à-dire que la fille sexy, c’est la fille sexy même si elle est grosse dans le regard des hommes. », indique Katell Pouliquen , directrice des rédactions de  Marie Claire , dans un entretien avec France Inter.

    Selon Lucile Peytavin , historienne spécialiste des droits des femmes, le Body Positive offre tout de même l’avantage de mettre en avant une variété de corps. « Comme dans tout changement de mentalité, c’est extrêmement long. Mais il ne faut pas que l’on recule. », indique-t-elle.

     

    Les complexes naissent de la pression sociale

     

    Le maquillage, souvent perçu comme un moyen d’améliorer son physique, joue un rôle significatif dans le rapport des femmes à leur apparence et la manière dont elles sont traitées en public. Lorsqu’une femme se maquille et prend soin d’elle, elle est généralement félicitée et complimentée, renforçant ainsi son désir de répéter ces comportements au quotidien. En revanche, celles qui choisissent de ne pas se maquiller peuvent être sujettes à des commentaires intrusifs, comme « Tu n’as pas bien dormi ? » ou « Tu es malade ? ». 

    Mais, la pression sociale incite aussi des femmes à se maquiller, c’est le cas de Chantal, 62 ans : « J’aime bien me maquiller. Je trouve que c’est un geste pour soi, mais surtout pour les autres. Quand je vais chez quelqu’un, j’aime être maquillée, parce que je trouve que c’est un respect par rapport aux autres ». 

    Pour beaucoup de femmes, prendre soin d’elle est difficile parce qu’elles ne s’accordent pas de temps. C’est le cas de Stéphanie, mère de 47 ans : « Ce n’est pas dans mes habitudes. Je ne prends pas le temps, et puis je ne l’ai pas, alors je fais le minimum. Comme je ne suis pas très féminine, je fais mes ongles, c’est le seul atout féminin que je me garde. ».

     

    « Les hommes préfèrent les femmes féminines. », Katell Pouliquen, directrice des rédactions de Marie Claire.

     

    Dans le domaine des relations amoureuses, les préférences masculines peuvent également contribuer aux complexes des femmes. Les stéréotypes liés aux critères de beauté tels que les formes généreuses, peuvent exclure celles qui ne correspondent pas à ces normes. « Les hommes préfèrent les femmes féminines, qui s’apprêtent, se maquillent, s’habillent comme une femme, font leurs ongles, s’épilent, parce qu’une femme épilée, c’est plus propre. » déclare Katell Pouliquen. 

    Pour Noelie, 18 ans : « l’épilation est instaurer dans la société ». « Si je m’épile, c’est pour moi en priorité, mais aussi pour les autres, parce que j’ai peur de leur regard et de leur jugement. Surtout qu’il y a beaucoup d’hommes qui jugent sur ça. » précise-t-elle. Pour Karine, 47 ans : « s’épiler, c’est mieux, pour l’hygiène, mais aussi pour la beauté. Je m’épile d’abord pour mon conjoint. C’est plus agréable pour lui, le regard change. ». Elle affirmera plus tard que son conjoint, lui, ne s’épile pas.

     

    Le regard parental dans le développement des complexes

     

    Mais, si le problème ne vient pas de l’éducation, il serait amené dès l’enfance par les parents. La psychologue et nutritionniste Laurence Haurat souligne, dans un podcast avec France Inter, le rôle crucial du regard parental dans la formation des complexes. « On ne se persuade pas d’un complexe, il est amené par l’extérieur », explique-t-elle. Bien que les parents aient souvent l’intention d’encourager la confiance en soi en complimentant l’apparence de leur fille, cela peut à long terme, contribuer à l’insécurité et à la comparaison. 

     

    Ainsi, dès leur plus jeune âge, les petites filles sont conditionnées à associer leurs valeurs à leur apparence physique. Des études montrent également que la beauté peut influencer l’accès à certains postes et le salaire, renforçant l’idée que l’apparence est un critère déterminant dans la réussite sociale.

     

    Charlotte Pardal


    Podcast de France Inter sur le même sujet

  • Bordeaux s’engage dans la cuisine écoresponsable

    Bordeaux s’engage dans la cuisine écoresponsable

    Face à l’urgence climatique, de plus en plus de restaurants se lancent dans l’écologie et le respect de l’environnement. Pour limiter leur impact sur la planète, nombreux sont les restaurants bordelais qui se tournent vers une démarche écoresponsable.

    La devanture du restaurant Casa Gaïa à Bordeaux, quai des Chartrons.

    Situé dans le quartier des Chartrons, le restaurant Lil’home a reçu il y a quelques jours, le prix du public. Le propriétaire Lilian Douchet, y défend une cuisine écoresponsable. La Casa Gaïa soutient les mêmes pratiques. Labellisé bio à 75%, le restaurant propose des produits frais, locaux et de saison. Ces produits proviennent d’artisans locaux, ce qui permet à l’entreprise de s’approvisionner avec un circuit-court et ainsi réduire leur impact écologique. Ils travaillent avec des producteurs qui soutiennent l’agriculture écologique, la pêche locale et le bien-être des animaux. Casa Gaïa se veut transparente sur leurs collaborations, c’est pourquoi on trouve sur leur site comme sur leur carte, la charte des producteurs ainsi que leur portrait.

     

    « C’est compliqué d’être toujours écoresponsable », serveuse à Casa Gaïa.

     

    Le restaurant est également sensible au gaspillage alimentaire. On trouve une pastille sur la devanture du restaurant qui annonce : « Ici, mon établissement valorise ses biodéchets avec du bicycompost ». Sur la même pratique, le restaurant travaille avec une entreprise qui recycle le verre. Pour une serveuse à Casa Gaïa, « C’est compliqué d’être toujours écoresponsable ». « Comme les menus changent régulièrement par rapport aux saisons, on imprime beaucoup de cartes. On ne sait pas encore comment recycler notre papier. », remarque-t-elle. Un autre problème est l’électricité avec les éclairages de la salle, mais aussi les prises mises à disposition des clients. Pour réduire leur consommation, ils utilisent une cuisine au four à bois. « Parfois c’est compliqué de changer souvent de carte, c’est pour ça que l’on propose que quelques plats. Mais les cuistots arrivent toujours à trouver de l’inspiration pour créer des plats innovants. », précise la serveuse. Elle explique que les pratiques écoresponsables de son métier ont eu un impact dans sa vie extérieure : « Par exemple, je fais plus attention à la qualité des produits que j’achète ». 

    Eliott, élève à l’école de cuisine Ferrandi à Bordeaux.

    Aujourd’hui, de plus en plus de formations voient le jour à Bordeaux pour sensibiliser à ces pratiques écologiques. Eliott, élève à l’école de cuisine Ferrandi, explique qu’une partie de ses cours tournent autour de l’environnement et du vert. « En cuisine on a des composts à côté des plans de travail, pour y jeter tous nos déchets » déclare Eliott. Au cours de la formation, ils ont aussi des défis à réaliser, tel que le défi zéro déchet. « Pendant le défi zéro déchet, on doit réaliser trois plats en utilisant l’entièreté des produits, jusqu’aux épluchures », précise Eliott. Dans cette même vision, l’école de cuisine « La Source » a ouvert en avril dernier à Darwin. L’école a axé son apprentissage sur une cuisine respectueuse de l’environnement, qui sort des schémas classiques.

     

    Charlotte Pardal

    Adresse du restaurant Casa Gaïa

  • Emma Stone : Le succès d’une actrice accomplie

    Emma Stone : Le succès d’une actrice accomplie

    Emma Stone au Golden Globes 2024.

    En remportant son second Golden Globe de la meilleure actrice dans le film  »Pauvres Créatures », Emma Stone s’impose comme une actrice incontournable d’Hollywood.

     

    Comédie, blockbuster, drame, Emma Stone démontre une polyvalence rare. A nouveau récompensée ce 8 janvier, la jeune actrice a reçu son deuxième Golden Globes pour son rôle dans  »Pauvres créatures », pour lequel elle joue le rôle principal. Depuis l’avant-première du film à la Mostra de Venise, la performance de l’actrice fait du bruit. Pour Vogue,  »Le film ne laisse jamais son style glorieux éclipser sa substance, et c’est en grande partie grâce à l’engagement sans faille d’Emma Stone dans son interprétation. »

     

    Sa capacité à incarner des rôles diversifiés avec une grâce naturelle en a fait une favorite du public. Avant de s’engager dans le métier d’actrice, elle était une adolescente anxieuse, victime de crises d’angoisse pour tout acte quotidien :  »La première fois que j’ai ressenti cet accès de panique, c’était chez une amie. Je pensais que la maison avait pris feu », confie-t-elle au Monde en 2015. La jeune femme passait plusieurs heures chaque jour à l’hôpital.  »Je devais recevoir l’assurance que personne ne mourrait autour de moi et que la journée allait bien se passer. ».

     

    « Elle était comme un expresso. », Andrew Garfield, acteur et ex petit ami de l’actrice.

     

    Sa carrière prend un nouvel essor lorsqu’il lui est attribué le rôle de Gwen Stacy, la petite amie de Peter Parker, plus connu sous le nom de Spiderman, grâce auquel elle rencontre un fort succès. Sur le tournage de The Amazing Spiderman, elle rencontre l’acteur Andrew Garfield, qui incarne le héros.  »Elle était comme un expresso, comme un bain de soleil. Elle est incroyablement énergique et enthousiaste et elle a ce sens du jeu et du plaisir », a livré l’acteur lors de la promotion du film. Une interview devenue virale sur les réseaux sociaux et pour les fans du blockbuster. Willem Dafoe, jouant le rôle du vilain Norman Osborn, dans le même film, s’est également exprimé sur l’actrice dans un entretien avec la BBC :  »Elle a eu beaucoup de défis, mais elle ne les porte jamais. Elle n’est pas une diva, elle est flexible, drôle et cool. Je l’aime beaucoup. »

     

    Un emblème de l’incarnation

     

    En 2015, suite à son rôle dans Birdman, elle obtient une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Deux ans plus tard, elle partage l’affiche de la comédie musicale La La Land avec Ryan Gosling, qui lui permettra de décrocher son tout premier Golden Globes de la meilleur actrice dans une comédie musicale. Son rôle, mêlant acting, chant et danse, souligne l’étendue de son talent. Ryan Gosling a exprimé, son plaisir de travailler à ses côtés, dans une interview pour Tiff :  »J’aime bien travailler avec elle. Elle s’excuse pour rien. ».

    Récemment, Emma Stone incarnait Cruella, le personnage emblématique des 101 Dalmatiens. Dans une interview avec TF1, elle revient sur son choix de ne pas porter de fourrure, pourtant considérée comme l’accessoire emblématique du personnage Cruella.  »Je ne pense pas que ce soit cool de porter de la fourrure. Je sais que Cruella en a porté dans le passé mais nous comprenons tous que c’est une nouvelle ère et que la fourrure ne devrait pas être célébrée. », livre-t-elle au média.

     

    Une femme engagée

     

    Bien plus qu’une excellente actrice, la jeune femme dévoile, en 2020, sur Instagram, un très beau message à ses fans pour lutter contre les maladies mentales. Elle a pris la parole sur son anxiété et a dévoilé ses astuces pour lutter contre l’angoisse :  »J’ai trouvé que la méditation est très utile pour mon trouble anxieux. Mais vous pouvez également compter vos respirations. Une autre chose que je fais, c’est de danser tout autour de ma maison avec de la musique ». Au-delà d’une artiste, elle reste une femme très proche de ses fans :  »J’espère que vous restez en sécurité. Vous restez fort et en bonne santé et je vous envoie beaucoup d’amour », confie-t-elle sur son compte Instagram. Dans la même lignée, elle est membre du Child Mind Institute, un institut qui se consacre à transformer la vie des enfants victimes de troubles de santé mentale et d’apprentissage, en leur apportant de l’aide pour s’épanouir.

     

    Charlotte Pardal